Photographier dans la rue, c’est accepter de ne rien décider. On se poste, on attend, et le monde compose à notre place — ou ne compose pas. Ces images viennent de vingt ans de marche, à Paris et ailleurs. Le noir et blanc s’est imposé de lui-même : il retire la couleur pour laisser le geste, l’ombre portée, la distance entre deux corps qui ne se connaissent pas.

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